Compte-rendu “Débuter… transmettre” du 24 mai 2014

Première rencontre  du groupe : les attentes

Dans la prolongation de l’atelier des Collégiales : « Débuter en tant que Gestalt-thérapeute…»
Nous proposons de réfléchir avec ceux qui sont intéressés aux modalités de mise en place d’un “parrainage”, d’un “compagnonnage” ou d’un groupe de pairs pour accompagner les jeunes Gestalt-thérapeutes nouvellement installés ou en fin de cycle de formation pour devenir gestalt-thérapeutes.
Vous débutez dans l’exercice de gestalt-thérapeutes, vous êtes expérimentés et prêts à vous investir auprès de débutants Gestalt-thérapeutes, vous êtes les bienvenus.

Cette première réunion est animée par Marie-Thé Vendé-Hamon
Le 24 mai 2014     10h  –  12h30

Neuf personnes sont présentes, six ont fait part de leur regret de ne pouvoir se libérer à cette date et ont exprimé le désir d’être informées des suites données à cette première réunion.

Présents : Marie Claire Bouvattier, Christophe Dronneau, Christiane Beck, Victoire Château, Juliette Lorent-His, Marie-thé Vendé-Hamon, Jérôme Chartier, Priscille du Jonchay, Caroline Derouault.

Absents excusés : Sophie Clowez, Daniel Dumoulin, Jean-Claude Lamy, Emmanuel Brochard, Nelly Béranger, Virginie Airiau.

Deux personnes ont apporté leur soutien à cette initiative : Michel Ulens, Armelle Fresnais.

Nous débutons par un long temps de pré-contact qui s’organise autour de la présentation de chacun d’entre nous :
– notre histoire professionnelle : « nous sommes issus de.. »
– notre rencontre avec la Gestalt-thérapie et notre formation suivie ou en cours.
– notre activité professionnelle actuelle, le lieu d’exercice de notre activité thérapeutique.
– nos éventuelles attentes par rapport à ce groupe.

Puis, toujours dans le pré- contact et dans la possibilité d’avancer ensemble, dans cette configuration telle qu’elle est, des questions émergent :

Est-ce un tabou de demander ce qui s’est passé à l’INGT ?
Marie Claire Bouvattier, en qualité de présidente en exercice lors de la dissolution de l’association gestionnaire apporte des explications et donne les informations sur les étapes qui ont amené à la fermeture de l’INGT et à la création temporaire de Forges pour proposer à Nantes un troisième cycle pour celles qui étaient déjà engagées.

Y- a-t-il dans RGO des adhérents au CEGT (Collège Européen de Gestalt-thérapie)? Des adhérents à la SFG (Société Française de Gestalt-thérapie) ? Et des non affiliés ?

Y-a-t-il une vraie pluralité ? Y-a-t-il une vraie diversité des approches ?
Une grande majorité des adhérents de RGO a été formée à l’INGT (lequel était membre du collège), mais on constate une vraie diversification des formations parmi l’ensemble des adhérents ( EPG, GESTALT PLUS, IFGT, ChampG ,…)

Un constat s’impose : la résonance avec la thématique de ce groupe autour de la transmission : transmission impossible dans le domaine de la formation, transmission possible entre professionnels ? Résonance encore autour du thème de l’ouverture et de la fermeture à la nouveauté et à la différence.

Nous nous préoccupons ensuite de la forme que pourrait prendre ce groupe :
– groupe ouvert ou fermé : nous échangeons sur la pertinence de l’un et de l’autre. Nous insistons sur la nécessité de fédérer les énergies et de mobiliser sans contraindre les personnes intéressées. Nous retenons le principe que l’accueil et la présentation d’un nouvel arrivant ne devra pas dépasser vingt minutes, que ce nouveau venu, cette nouvelle participante « prendra le train dans la gare où il est ». Nous émettons le souhait de voir un réel engagement des participants à ce groupe (animation, compte rendu de réunion, organisation logistique, etc …)

Périodicité et jour : nous retenons le principe de l’alternance, une fois le samedi, la fois suivante un soir en semaine, nous prévoyons trois rencontres d’ici fin 2014.

Nous vous proposons le calendrier suivant :
Jeudi 10 juillet   19h – 21h : Quand on s’installe les questions sont nombreuses, les doutes, les tentatives de se faire connaître, puis arrivent les premiers patients… «Est-ce que ça arrive comme on l’imagine?»
Samedi 4 octobre   10h – 12h : A l’occasion des difficultés, après “la lune de miel” ou quand rien ne bouge, des questions apparaissent…  «Suis-je fait pour ce métier? Ce métier est-il pour moi? D’ailleurs est-ce un métier?»
Jeudi 11 décembre   19h – 21h : Marie-Thé Vendé-Hamon propose de présenter l’atelier qu’elle a animé le 5 juin dernier à la Faculté de Psychologie de Nantes. La Gestalt-thérapie : un processus relationnel en co-construction, une expérience relationnelle au-delà des techniques.

– Le thème de l’agrément, «Etre agréé? comment? par qui?», n’est pas oublié… Il est reporté un samedi matin en Février 2014. La date pourra être connue lors de la prochaine rencontre du jeudi 10 juillet

– Un thème pourrait être proposé à chaque rencontre, un « parrain » pourrait porter plus particulièrement une thématique. Il serait important de se centrer sur du partage d’expériences et de pratiques relatives à l’activité. Ce groupe pourrait avoir une fonction de soutien, et s’il en est ainsi, jusqu’où ? dans quelles limites ? Autant de questionnements à poursuivre.

 

D’autres idées restent à valider ou non pour d’autres rencontres en 2015 selon un calendrier à établir dès le mois d’octobre de cette année :
. Comment faire fuir ses clients ?
. Comment et à quel moment parler de la référence théorique à la Gestalt-thérapie à son client/ patient ?

Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce compte-rendu de première réunion.

Veuillez noter dès à présent notre prochaine rencontre le 10 juillet
A très bientôt à ceux et celles intéressés pour poursuivre et partager nos rencontres et nos échanges.

Compte-rendu “Débuter… transmettre” du 10 juillet 2014

Est-ce que ça arrive comme on l’imagine ?

Présents : Sophie Clowez, , Caroline Derouault, Nelly Béranger, Jean-Claude Lamy, Marie-Claire Bouvattier, Priscille du Jonchay , Marie-Thérèse Vendé-Hamon, Christiane Beck, Daniel Dumoulin, Christophe Dronneau.

Absents : Anne-Cécile Erraud, Juliette Lorent-His

 

Après une première rencontre, le 24 Mai 2014, nous avons décidé de laisser le groupe ouvert. Aussi nous accueillons quatre nouveaux venus. Nous prenons le temps de faire une présentation de chacun avec le souci cependant d’en garder pour aborder la thématique du jour :

Quand on s’installe les questions sont nombreuses, les doutes, les tentatives de se faire connaître, puis arrivent les premiers patients… «Est-ce que ça arrive comme on l’imagine?»

Présentations selon les couleurs de chacun, chacune

Des parcours, des histoires riches et diversifiés
Des personnalités, des expériences riches et diversifiées
Des attentes diversifiées aussi, selon là où chacun en est de son être thérapeute.
Prometteur tout ça…

Les échanges cheminant… j’en ai suivi le cours, sans plus essayer de les rassembler par thématique, après un essai trop aléatoire… Un partage d’expériences, partage de questions…
Chacun y pioche des pistes de réflexion, des astuces pratiques…

Championne du monde pour les faire partir !

Les premières années des personnes viennent nous voir sans vraiment de demande. Elles viennent voir, voire viennent mettre en échec comme elles ont usé d’autres thérapeutes. Avec de l’expérience vient le discernement sur les motivations, les questions à poser.

Débordement de l’émotion du premier coup de fil : Qu’est-ce qu’on dit ?
Au début quatre séances et puis c’était fini ! Pourquoi ? « On fait quatre séances et après on voit » : une introjection ! “Pour moi, c’est indigeste… Je ne réussis pas à le dire… On se voit trois fois!… ça n’a pas de sens”.
Parfois demande d’un conseil, d’un soutien face à la pression de l’environnement. Différence entre un soutien et une thérapie? Parfois de la curiosité.
Certes il y a l’histoire : on s’expérimente et on reçoit des gens qui s’expérimentent, attention à ne pas tout prendre pour soi.

Au début, beaucoup d’introjects.

« Être payé si cher pour passer son temps à jouer. »

Apparaît le sentiment d’imposture : qu’est-ce qu’on fait là ? Aller trop vite : vouloir faire , mettre au travail absolument et omettre l’accueil, le pré-contact. S’accorder au rythme du patient et non sur nos introjects qu’il faut faire comme ça.

« Je veux m’arrêter» : comment on traite ça ?

Séance obligatoire pour clore ?
Un autre élément du cadre : on arrête à tout moment mais on en parle.
Faire un bilan = comme un temps d’assimilation
Diversité des expériences :
– parfois incohérence de tenir ce dernier rendez-vous, abus imposé à des enfants qui ont bien d’autres choses à faire que de venir voir un thérapeute. Quid de la volonté des parents, de la volonté de l’enfant ?
– pour un adulte qui travaille en entreprise : donner des thèmes aux séances à venir peut donner un cadre. Réassurance du patient. Une dizaine de séances, la relation est instaurée et la personne peut continuer si elle veut.
– Donner des choses à faire peut rassurer.

De quoi ai-je besoin, en tant que  thérapeute, pour travailler ?

Importance de répondre à cette question puis poser mon cadre.
Une posture phénoménologique avec des repères relationnels sur lesquels on s’appuie.
– Deux façons de faire : un accueil de 20mn gratuit, temps perçu comme un intérêt pour la démarche, puis prise de rendez-vous pour une consultation. « Je suis à l’aise avec ça, c’est bon pour moi pour l’instant. » « J’ai commencé comme ça moi aussi. »
– « Un réel investissement thérapeutique dès les premiers instants »

Et la question des rendez-vous manqués,  dus ou pas dus ?

Pas toujours payés quand cela a à voir avec les choses de la vie. Authenticité, impuissance à faire autrement. Rien à voir avec les actes manqués, un oubli ; Et la maladie ? Une séance loupée n’est pas due au hasard. Ah, le hasard ! Séance due quand ça se répète? Cela dépend des personnes et du travail sur le sens. Le cadre est posé dans un lien : ça a du sens. Certains font payer, c’est un héritage de la psychanalyse. Comment légitimer ça ? Un phénomène de champ mis au travail. Un cadre maintenu avec souplesse.
En quoi l’événement vient impacter le cadre ?
Ex : -Je peux pas venir, je peux pas vous payer -Venez quand même.
Le travail s’est poursuivi. Un quart d’heure en fin de séance pour voir le problème.
Carte bancaire avalée : réajustement du prix. Quelque chose avec du respect de la part du patient. Un choix du thérapeute.
L’importance n’est pas d’être ou pas payé ! C’est d’aborder comment s’est fait le choix du patient. Comment on peut réintégrer notre questionnement dans la séance ? Appui sur le cadre. En gestalt-thérapie on peut venir l’interroger.

Question de l’annulation d’un rendez-vous 48 h à l’avance.

La question vient quand ça se produit : la travailler. Ne pas être dans le besoin de convaincre. Est-ce que c’est une porte ouverte à des abus ? Le cadre qui nous tient, être garant du cadre. Pas que de la souplesse mais surtout de la vigilance d’en dire quelque chose, de s’en saisir pour le travailler. Une forme de reconnaissance que d’interroger la situation.
Une façon de faire : déplacer le rendez-vous dans la même semaine plutôt que l’annuler.

 

Voici retracer une part de nos échanges colorés par les expériences singulières de chacun, des positions et des choix affirmés selon les styles qui nous sont propres et en devenir.

 

Prochaine rencontre : samedi 4 octobre 10h – 12 h : débuter … transmettre
A l’occasion des premières difficultés, après ” la lune de miel” ou quand rien ne bouge une question apparaît : suis je fais pour ce métier ? Ce métier est il fait pour moi ? D’ailleurs, est-ce un métier

Compte-rendu “Débuter… transmettre” du 4 octobre 2014

Ce métier est-il fait pour moi ?
Suis-je fait pour ce métier ?
D’ailleurs, est-ce un métier ?

 

Sont présentes : Juliette Lorent-His, Marie-Thé Vendé-Hamon, Christiane Beck, Caroline Derouault, Marie-Claire Bouvattier, Virginie Airiau, Nelly Béranger, Hélène Arques.

Sont excusés : Armelle Fresnais, Priscille Du Jonchay, Jean-Claude Lamy, Victoire Chateau, Anne-Cécile Erraud, Sophie Clowez, Jérôme Chartier, Christophe Dronneau, Daniel Dumoulin.

Virginie qui rejoint le groupe se présente.

 

Questionnement sur l’articulation entre l’ancien métier et le métier de gestalt-thérapeute : rejeter l’ancien ? Le faire vivre avec le nouveau ?

Marie-Claire témoigne de son passé de psychomotricienne. Elle garde une perception psychanalytique du corps qu’elle articule avec la Gestalt. Dans son institution, elle s’est mise à travailler autrement avec les outils de Gestalt. A partir de là, les enfants qu’on lui envoie changent.

Marie-Thé tient à garder sur sa plaque sa formation initiale de psychologue à côté de celle de Gestalt-thérapeute. Cela la connecte au développement de l’enfant, au sensori-moteur. Elle se rattache ainsi à un courant de pensée sans référence à la psychanalyse (Piaget, Wallon).

Il s’agit pour elle, plutôt que d’être dans l’analyse d’un dessin d’enfant, de rester dans la sensualité, la motricité, de remettre l’enfant dans la vie pour lever un blocage. Elle est dans l’évidence de l’enfant qui joue, qui perçoit avec tous ses sens et refuse l’analyse. En tant que psychologue, elle peut faire des tests de précocité si c’est la demande des parents, mais l’important c’est « qu’est-ce qui envahit ces enfants, ici ? »

Les doutes du début

J’arnaque les gens : je prends 50 € alors que je joue. Qu’est-ce que je fais ? En quoi c’est thérapeutique ? Mais dans cette relation, les enfants ont grandi : c’est cela qui ôte le doute.

L’enfant dit qui il est, peu importe le moyen. Par l’être-là du thérapeute (par le jeu, par ex., ou tenir le silence pour faire l’expérience du lien sans mots), il se sent compris et du coup on peut travailler sur ce qui origine ce comportement, ce qui le maintient et se vit dans la séance.

Je ne sais pas ce que je fais, mais en tout cas, j’y vais.

Cela vient chercher une créativité des thérapeutes. J’arrête de chercher à comprendre, j’arrête d’être intelligente. Je me centre sur « qu’est-ce que cela me fait ? ». « Comment on est dans le contacter ? »

Différence d’avec la psychanalyse qui se tourne vers le « à cause de… ».

Je me laisse être corporellement avec… Je rejoins l’autre là où il est.

« Ça marche », oui, mais au bout d’un certain temps. Temps d’incertitude. Les retours en arrière sont bénéfiques. C’est une chance de pouvoir revenir à l’âge où s’origine la difficulté.
Nelly partage comment, pour elle, le retour en arrière ou l’absence de progrès peut être difficile comme une preuve d’incompétence. Comment progresser ? C’est sa problématique (lié à son premier métier d’enseignante), c’est aussi celle du patient…

Caroline est touchée par les « retours en arrière ». Elle témoigne de son vécu avec sa fille handicapée : « c’est elle qui m’apprend à être gestaltiste ». Si on n’est pas ici et maintenant avec elle, ça ne marche pas. C’est une transmission de corps à corps. « Etre en lien sans la parole, je sais ce que c’est ».

Marie-Claire : Il s’agit de contacter avec tous les sens. Là on touche une émotion, en-dessous, et c’est là qu’est le vivant, la transformation possible.

Juliette : j’ai longtemps privilégié le corps et les émotions, mais les relier à la pensée permet à la direction de se prendre. La pensée vient de ce moment-là : dire / pouvoir se dire.

Marie-Thé : comment ce qui est avant le langage (ressentis, émotions) peut être déstabilisant dans notre monde de langage. L’émotion est souvent indicible, ou ce qui se dit n’est pas toujours en lien avec l’émotion.

Nous revenons sur la question antérieure : comment articuler l’ancien métier et ce nouveau métier de thérapeute ?

Christiane raconte comment il était auparavant impossible pour elle que son métier de thérapeute se mélange avec son activité précédente de céramiste. Pour elle, il n’y avait pas de lien entre les deux. Elle raconte comment elle a peu à peu lâché avec ce clivage et qu’au moment où elle se fait connaître comme thérapeute, « la terre se réveille » et son activité de céramiste est aussi sollicitée. Elle accueille le plaisir de ces deux activités et laisse venir ce qui vient. C’est vécu comme un apaisement. Constat que les choses s’ouvrent quand c’est là. Cela devient facile. Confiance qu’il y aura quelque chose. Le rien ne reste pas rien.

Juliette : il faut du vide pour laisser entrer quelque chose. Le doute, c’est aussi ne jamais savoir : alors il y a de la place pour que cela advienne.
Elle ne se pose pas la question « ce métier est-il fait pour moi ? », mais ressent et se dit : « là, je suis bien ».

Donner des conseils ?

La question de conseiller le patient est évoquée. Cela peut être perçu comme « pas bien » en début de pratique, mais peu à peu, constat que le conseil fait partie du champ des possibles. « Quand c’est là, je le fais ». (Juliette).

Qu’est-ce qui se fait ? Qu’est-ce qui ne se fait pas ? Comment on fait avec ce qui se passe ?

Par exemple, la colère du thérapeute peut avoir toute sa place dans la séance. Constat de l’impossibilité de « neutralité bienveillante », telle qu’on l’enseigne dans les cursus de médecine et de psycho.

Question de Marie-Claire : Quand on sort de la formation avec son mémoire, est-ce qu’on en sait assez pour commencer ? Quand on voit tous les stages proposés dans les catalogues de formation, on se rend compte qu’on est bien loin d’être « formé ».

Discussion sur la formation et l’absence de stage en situation. Il y a un bénéfice à être en responsabilité, sans y être entièrement.

Remarque à la lecture de ce compte rendu. Le constat s’impose que le thème proposé n’est qu’une introduction aux échanges. Faut il le regretter ou non ?
Priscille qui n’a pas pu participer à cette rencontre avait écrit : « Si je dois répondre rapidement à cette question pour moi en ce début de pratique, j’ai pour le moment un élément de réponse, sans doute pas suffisant mais en tout cas bien présent : le plaisir que j’ai à faire ce métier et l’énergie que cela m’apporte ».

Aucune réponse à la question posée : « suis-je fait pour ce métier? », mais une direction s’est prise à partir de cette question.
Comment faire avec ce métier qui arrive après un autre ? Quelle articulation entre les deux ? Quelle complémentarité ? Quel enrichissement ? Et aussi comment être dans une pratique gestaltiste ?

Compte-rendu “Débuter… transmettre” du 5 mars 2015

Comment présenter la Gestalt-thérapie ?

Étaient présents : Hélène Arques – Christiane Beck – Nelly Béranger – Emmanuel Brochard – Marie-Claire Bouvattier – Victoire Chateau – Magali Colavin – Caroline Derouault – Priscille Du Jonchay – Anne-Cécile Erraud – Marie-Renée Guilloret – Laure Guyot – Béatrice Héraud – Richard Lacroix – Marie-Thé Vendé-Hamon

Lors de cette réunion du groupe « débuter et transmettre » au sein du Réseau Gestalt Ouest, nous avons d’abord commencé par nous présenter en décrivant nos déboires et satisfactions lorsque nous voulons expliquer ce qu’est la Gestalt-thérapie et la façon de travailler d’un gestalt thérapeute.

Dans un second temps, Marie-Thé Vende Hamon a fait part de son intervention dans un atelier d’une heure lors d’une journée organisée en juin 2014 par la FFPP des Pays de Loire et l’Université de Nantes sur la diversité des psychothérapies.

I- Déboires et satisfactions lorsque nous voulons expliquer ce qu’est la Gestalt-thérapie et la façon de travailler d’un Gestalt-thérapeute.

Les quinze personnes présentes lors de cette rencontre ont toutes rencontré des difficultés à se présenter et à expliquer ce qu’est la Gestalt-thérapie, que ce soit dans des cabinets médicaux, lors de salons « zen / Gestalt et bien être » ou lors d’échanges avec des collègues ou des étudiants : tentatives d’explications « trop » scolaires en voulant parler du champ ou de l’ici et maintenant, suspicions de secte.
La plupart ont arrêté de vouloir expliquer pour privilégier la rencontre avec la personne et lui demander par exemple : « Qu’est-ce que vous recherchez exactement ?  » afin de créer du lien. Le constat est souvent fait que les clients choisissent une personne avant de choisir une méthode.

II- Présentation de Marie-Thé.

La transition : changement de posture de psychologue conseiller d’orientation puis conseiller en centre de bilans de compétences puis psychologue du travail à thérapeute.
Avant, j’étais plutôt dans une posture d’expertise, celle qui sait, qui détient des informations, beaucoup même, et qui les a synthétisées pour les utiliser au mieux dans la situation présente de conseil en orientation et en carrière professionnelle.
Il faut y être compétent, performant, apporter des réponses, des pistes de formation ou d’évolution.
Dans la formation et la posture de Gestalt-thérapeute, j’ai la posture de ne pas savoir (ou ne plus ?) pour laisser s’installer le silence, modifier le rapport au temps, pour moi, c’est passer de la quantité à la qualité.

Quatre dimensions vont être développées au cours de mon intervention :

La dimension temporelle.
La psychothérapie comme esthétique.
La notion d’incertitude cultivée.
Le processus de co-construction.

Lire la suite

 

Bibliographie – Livres de Gestalt

BLAIZE Jacques, Ne plus savoir, phénoménologie et éthique de la psychothérapie, L’Exprimerie, 2002.
DELACROIX Jean Marie, La Troisième Histoire : Patient-psychothérapie : Fonds et formes du processus relationnel, Edition Dangles, 2006
DESHAYS C., Trouver la bonne distance avec l’autre grâce au curseur relationnel, Inter éditions –Dunod Paris, 2010
FRANCESETTI G., GECELE M.,ROUBAL J., Psychopathologie en Gestalt thérapie, L’Exprimerie 2014
FRANCK Ruella, Le corps comme conscience, L’Exprimerie 2005
KEPNER J., Le corps retrouvé en psychothérapie. Retz 1998
MASQUELIER SAVATIER Chantal et Gonzague MASQUELIER,(sous la direction de)  Le grand livre de la Gestalt, édition Eyrolles, 2013
PERLS F, HEFFERLINE R, GOODMAN P, Gestalt- thérapie, L’Exprimerie, 2001
ROBINE Jean Marie, La psychothérapie comme esthétique, L’Exprimerie, Bordeaux, 2006
ROBINE Jean Marie, S’apparaitre à l’occasion d’un autre, L’Exprimerie, 2004
SAUZEDE LAGARDE A et J.P., Former une famille heureuse, Inter éditions –Dunod , 2005
SAUZEDE LAGARDE A et J.P. Entre câlins et tempêtes, créer un couple durable, Inter éditions –Dunod 2011
SCHOCH de NEUFORM, Un dialogue thérapeutique, L’Exprimerie 2005
STAHL R., « La gestalt dans les organisations » in Les outils du développement personnel pour manager, sous la direction de BROUARD S. et DAVERION F., Eyrolles 2010
Les cahiers de Gestalt-thérapie (revue du collège européen de Gestalt-thérapie )
La Revue Gestalt (revue de la Société Française de Gestalt)
Bernard Vincent, Présent au monde : Paul Goodman, Bordeaux, L’Exprimerie, 2003,

Autres références théoriques
ANZIEU Didier, Le Moi- peau, Dunod, 1995
CHENG F., Cinq méditations sur la beauté, Albin Michel, 2008
CHENG F., Cinq méditations sur la mort, autrement dit la vie, Albin Michel, 2013
COMTE SPONVILLE A., Le sexe ni la mort, Trois essais sur l’amour et la sexualité, Albin Michel
DEVIENNE E. et al, Le grand livre de la supervision, Eyrolles, 2010
JOUVENT Roland, Le cerveau magicien, Odile Jacob, 2009
ROUSTANG François, Savoir attendre pour que la vie change, édition Odile Jacob
STERN Daniel, Le moment présent en psychothérapie : un monde dans un grain de sable, Editions Odile Jacob, 2003

 

Compte-rendu “Débuter… transmettre” du 30 mai 2015

Lire le corps dans la pratique de la Gestalt-thérapie

Atelier animé par
Marie-Claire BOUVATTIER

Résumé

Parler de gestalt-thérapie c’est parler en termes d’organisme /environnement.
Quand je reçois un patient, je reçois un corps, une histoire vécue celle de cette personne-là devant moi.
Comment je lis le corps de celui qui est avec moi ?
Quel mode d’être au monde se déroule alors ?
Comment ce que je vois, ce que je ressens de cette personne, de ce corps qui est avec moi, là, maintenant, me permet de le comprendre et comment je mets cela au travail à partir de ce que je ressens ?

A partir d’une synthèse de nos propres sensations, du bébé jusqu’à l’âge de 3 ans et plus, nous allons évoquer des vignettes cliniques par lesquelles je vais mettre en corrélation ce qui se passe en séance avec un lien possible à une période de la vie où le ressenti corporel est resté bloqué sans être pris en humanité, en relation parlée en lien avec l’émotion ressentie… et où il a pu faire sidération et où le mode d’être au monde de ce patient est resté fixé.

Témoignage

En tant que participante, j’ai apprécié ce parcours temporel évoquant les différentes étapes du développement de l’enfant, étapes illustrées par des vignettes cliniques qui font le lien avec l’approche gestaltiste.

Marie-Claire nous invite dans un premier temps à ressentir les premières sensations du nourrisson au fur-et-à mesure de son développement : comment la peau (le toucher, la sensation de l’air sur la peau…) constitue le premier échange du tout petit avec son environnement, puis comment il rencontre le regard de la personne qui prend soin de lui et comment il se sent soutenu par ce regard, mais aussi corporellement (tête, dos). A travers différentes vignettes cliniques, Marie-Claire nous montre comment toutes ces expériences précoces vont marquer le mode d’être au monde du bébé, créant parfois un blocage qui trouvera sa résolution au contact du thérapeute qui « prête son corps », prêt à se laisser sentir, prêt à accueillir ce que le patient, qu’il soit nouveau-né ou devenu adulte, apporte en séance.

De la même manière, Marie-Claire nous fait traverser les autres étapes du développement en articulant données théoriques et vignettes cliniques, non sans émotion à l’évocation de certains souvenirs de séance.

Nous terminons la matinée par des questions et un échange de points de vue, avec, pour ma part, la sensation d’avoir été nourrie, mais aussi une petite frustration de devoir se quitter si vite. Heureusement, il y aura d’autres « Débuter…transmettre ».

Compte-rendu “Débuter… transmettre” du 1er octobre 2015

“Commencer” un travail thérapeutique ou une séance

Étaient présents : Christiane Beck, Daniel Dumoulin, Hélène Potié, Priscille Du Jonchay, Caroline Derouault, Sylvie Teneul, Nelly Béranger, Béatrice Héraud.

Cette rencontre est la première d’un petit cycle : « commencer et finir ». Ce soir-là nous échangeons sur nos expériences, nos difficultés lors d’un début de thérapie, nos manières d’aller à la rencontre d’un nouveau patient. Nous questionnons le pré-contact de la thérapie. A quel moment elle commence ? En décrochant le téléphone, à l’ouverture de la porte…?

Ce cycle se terminera le samedi 28 novembre de 10h à 12h avec la question “Comment terminer une thérapie – c’est quand la fin?”

La soirée commence par une mise en bouche offerte par Christiane : une synthèse et des citations choisies issues d’un article d’André Chemin publié en 2002 dans les Cahiers de Gestalt-thérapie n°11 intitulé « Commencer et finir ».

Le cadre

Très vite, c’est la question du cadre qui est au centre du commencement et qui nous interpelle. A travers différents témoignages de débuts de thérapie, nous questionnons la justesse de notre posture. Par exemple :

– comment faire avec une demande envahissante et peu claire, des négociations de tarifs, des rendez-vous sans cesse repoussés et une difficulté à écourter l’échange téléphonique de prise de rendez-vous ?

– que devient le cadre quand l’urgence débarque dans notre cabinet ?

– dois-je insister auprès d’un(e) patient(e) qui n’est pas venu(e) au 2ème rdv et ne donne plus de nouvelles ?

 

Nous constatons que chaque début de thérapie est unique, qu’il est bon de se laisser prendre par le patient, par ce qui est là, à la première séance, et que nous adaptons notre façon de « commencer » en fonction de la personne. D’une personne à l’autre, c’est très différent et on n’est jamais pareil.

Nous questionnons l’utilité des 4-5 séances proposées avant de décider de s’engager pleinement de part et d’autre => introjet issu de nos formations ? Certains d’entre nous le vivent comme une rupture qui plane durant ces séances, beaucoup choisissent de réserver cette proposition aux patients qui hésitent.

Le thérapeute a à être bien dans son cadre. Nous voyons ce cadre comme un outil de travail, un contenant souple qui peut être une aide à l’engagement du patient.

Face à une demande de résultat, une attente forte envers le thérapeute (« enlevez-moi mes tocs », « en combien de temps pouvez-vous régler le problème ? »…), Daniel nous rappelle qu’en tant que Gestalt-thérapeute, nous n’avons pas à régler un problème, mais plutôt nous demander et clarifier à deux ce que nous allons « boutiquer » ensemble.

Le premier contact

Petit partage sur nos expériences de premiers coups de fil :

– comment la personne peut paraître « mécanique » dans sa demande, avec un échange rapide et bref, juste utilitaire, qui peut nous laisser perplexe… mais masquer aussi une grande émotion de la part du patient.

– comment freiner et couper ceux qui dès le premier coup de fil racontent beaucoup et vont déjà loin dans l’intime ?

– et nous ? posons-nous des questions lors de ce premier contact ? lesquelles ? (motif de la consultation ? qu’est-ce qui fait que c’est en ce moment que vous appelez ? est-ce qu’il y qqch que vous aimeriez savoir ?…)

 

Et qui appelle ? pour qui ? qui est demandeur ?

– quand la mère appelle pour son enfant, est-ce bien pour lui ou pour elle ?

– selon l’âge de l’enfant, on peut demander qqch comme « est-ce qu’on peut imaginer qu’il peut m’appeler lui-même ? » Chercher à ce que le consultant appelle, première implication au « je » dans la thérapie.

– Quand un homme ou une femme appelle pour son conjoint « il (elle) est vraiment très mal, il (elle) ne peut pas vous parler »… se pose la question de l’accompagnement individuel ou de couple. Et pourquoi ne pas être libre de commencer quelques séances en individuel pour travailler ensuite avec le couple si c’est ce qui surgit ?

 

Parle-t-on de Gestalt à la première séance ?

– Réponses très variées « jamais ! », « oui, si demande », « je prends toujours un temps pour expliquer comment je travaille »…

– Suggestion : si demande du patient, n’est-ce pas encore une façon de différer le moment de l’engagement ?

 

En guise de conclusion : construire son être thérapeute

Quand on commence, nécessité de réviser ses introjections pour construire son être thérapeute, être soi-même.

Jacques Blaize évoquait « la parlure du thérapeute », comme un langage propre au thérapeute, sortes de formulations toutes faites.

Nous nous construisons nécessairement à partir d’un modèle, puis au fil de notre pratique, nous construisons notre manière de faire et d’être.

Compte-rendu “Débuter… transmettre” du 21 janvier 2016

La “demande” du patient

 

Présent-e-s: Sylvie Teneul, Hélène Potié, Marie-Claire Bouvattier, Christophe Dronneau, Marie-thé Vende-Hamon, Caroline Derouault et Christiane Beck

En guise de compte-rendu quelques éléments – notes – bribes (non-exhaustifs) de notre réunion bien animée :

 

Le terme “demande” semble trop relié à la psychanalyse et s’oriente vers “ce qui ne va pas”, fait référence à un diagnostic.

En Gestalt-thérapie il s’agit plutôt du travail thérapeutique à partir d’une rencontre. Observer, ressentir ce qui se passe lors de la première séance. Travail à partir de ce qui a été présenté par le patient comme difficulté, certes, mais chercher à voir aussi “la case opposée – ce qui va”.

Par exemple : Pour quelqu’un qui vient pour un problème de TOC, s’apercevoir et rendre visible que ce TOC n’est pas apparu lors de la séance.

La recherche d’une pathologie laisse ainsi plutôt la place à la question “Qu’est-ce qui vous amène, vous donne le courage de venir, de venir maintenant?”

Parfois la demande, le questionnement arrive plus clairement, prend davantage forme après un certain temps, même après plusieurs séances. Souvent, le problème énoncé par le patient est une sorte de porte d’entrée, le “prétexte”, pour entamer un travail sur soi.

La demande est la partie apparente d’un besoin qui peut être bien plus large, comme le besoin d’écoute par exemple.

Raisonner en terme de besoin donne un petit espace, un décalage qui permet de décoller du contenu. Et aussi, l’expression du besoin ouvre à une autre dimension car le besoin passe par un ressenti corporel.

Poser une demande suppose que la personne soit capable de dire.
Parfois le vrai besoin n’est pas dicible.

Une question – parmi d’autres – qui peut donner un éclairage en début d’une thérapie :
“Qui ne doit pas être au courant de ma démarche thérapeutique ?”

 

L’outil d’une grille de lecture (quelle approche?) a été évoqué pour des situations paraissant très floues, où la “demande” a du mal à prendre forme :

D’abord se pose la question de base : Est-ce que le patient semble avoir une bonne volonté pour travailler?
Ensuite est proposé au patient une auto-évaluation du degré de sa souffrance (à noter entre 1 et 10). Pour poursuivre par la question jusqu’où (entre 1 et 10) il veut avancer lors de son travail thérapeutique. Cela pose une sorte de cadre.

Dans la situation de travail avec des enfants (ou avec des couples), sont à distinguer la ou les demandes des différentes parties. L’enfant n’a pas forcément les mêmes attentes que ses parents, idem pour les couples.

Par rapport au travail avec des enfants, le protocole suivant a été partagé :
Pour la première séance, faire en sorte que les parents demandent à l’enfant – de la part du thérapeute – s’il/elle veut venir seul-e ou avec ses deux (!) parents. En cas d’impossibilité de voir les deux parents, l’enfant sera reçu seul…

Il parait parfois utile de demander les coordonnées du parent “manquant” pour pouvoir le contacter directement et insister sur l’importance de sa présence.

Christiane Beck

 

Compte-rendu “Débuter… transmettre” du 19 nov 2016

Quand la mort frappe à la porte.

Six participantes, Six excusées….qui avaient envoyé avant l’atelier des témoignages très touchants !

Dès le début de l’atelier, une autre lecture de la thématique s’est imposée…

Quelle est la posture du Thérapeute quand lui-même est touché personnellement par la mort ?
Ont été évoqué à travers les expériences partagées

  • Une position basse. Faire avec ce qui surgit dans le champ… la mort, la tristesse mais aussi la lenteur, la difficulté à trouver des mots, l’indicible, le repli sur soi.
  • Le fait d’être dans une autre dimension loin de la mentalisation avec une sensation de ne plus rien avoir à perdre en séance…
  • Un changement de rythme laissant plus de place aux silences, au « laisser venir »…
  • La posture du patient qui s’adapte et permet à l’inédit d’avoir lieu.D’où un échange sur la bienveillance du patient et des cadeaux qu’il peut faire au thérapeute lors de ces séances où le Thérapeute est vulnérable, fragile et pourtant là, très présent autrement….

Le questionnement sur l’accompagnement en fin de vie a été aussi soulevé. Quelle est notre posture en tant que Gestalt Thérapeute ?
Nous sommes arrivés au constat que nous accompagnons dans le lien et la relation…
La notion du « Deuil en soi » vient faire figure pour rappeler qu’il faut du temps pour le faire, du temps pour le vivre induisant une autre posture à l’autre -à position basse !
C’est aussi le temps de revisiter un parcours de vie, d’identifier les ruptures, les habitudes, la nature des liens que nous avons tissés.

A avoir en tête que patient comme thérapeute que nous oscillons entre 3 états…
L’état d’équilibre, l’état de vulnérabilité et l’état de crise en lien avec notre environnement et interagissant dans le champ.

Pour l’enfant face à la mort, quelques repères à avoir

Jusqu’à 4 ans : l’enfant est conscient de la Mort mais ce n’est pas un drame ! La mort est réversible… il y a beaucoup de place pour le jeu autour de la mort réversible «  t’es mort, pan-pan !, on dirait que t’es mort, …t’es plus mort »
De 4 à 7 ans : l’enfant sait que la mort c’est triste. Il l’identifie et le vit souvent comme un abandon, une rupture de la relation…plus ou moins définitive.
Autour des 7 ans : l’enfant découvre que la mort, c’est définitif. Pas de retour en arrière possible…
A 8 ans : l’enfant prend conscience que tout être vivant va mourirà notion de « consubstantialité ». angoisse existentielle …il est lui aussi concerné !

Les angoisses liées à la mort peuvent apparaître à l’endormissement.

Piste de travail : pour tous ceux qui ne peuvent mobiliser les mots et ne peuvent dire ce qui les angoisse : la boite aux tracas et la mise à distance … tu écris ce qui te tracasse, te soucie sur un papier et le mets dans la boite à tracas donc ce n’est plus dans ta tête ! tu en écris tous les jours, même si c’est la même chose qui revient… (c’est aussi possible de dessiner le tracas !)

A l’adolescence : L’ado est dans la toute puissance et la recherche de ses limites: «  je suis plus fort que la mort ». Il/ elle vient chercher et prendre conscience de ses limites. Ca parle d’énergie de Vie.
Mort symbolique de la vie avec les parents pour passage à sa propre vie…

Bibliographie

Une vie pour se mettre au monde, Marie de Hennezel.
La mort intime, Marie de Hennezel
Mourir aujourd’hui, les nouveaux rites funéraires, sous la direction de Marie Frédérique Bacqué.

Formation évoquée pouvant être utile

Une formation sur le repérage de la crise suicidaire organisée par l’ARS/ MSA avec le Dr Kaïna Kebal du CH de Bouguenais.

Prochaines dates des Ateliers «  Débuter et Transmettre »

Samedi 28 janvier sur comment travailler avec la précocité intellectuelle ou voyage au pays des « Zèbres »
Samedi 1er avril : la planète ado.

Au vu de la richesse des échanges et des questions soulevées, l’organisation d’une journée RGO sur la thématique de « la Mort qui s’invite et du deuil qui rôde » va être proposée avec une date à confirmer en septembre prochain.
Contacter Marie Thé pour toutes idées d’ateliers à animer autour de cette thématique ou mise en place d’une conférence qui pourrait être ouverte au grand public .