Compte-rendu “Cèchéqui” du 31 mars 2012

La peur, le tout petit, l’adulte… et le livre.

La peur est maintenant le sujet de beaucoup d’albums.

Ce qui nous effraie, parfois nous attire et les enfants réclament souvent avec insistance ces histoires.

Une histoire qui fait peur permet en effet à l’enfant de représenter, de nommer l’irreprésentable et donc de prendre de la distance. Le petit lecteur va s’identifier au héros. Grâce à l’identification et à la verbalisation des peurs mises en mots et en images, l’enfant va peu à peu donner forme à ses angoisses les plus archaïques et les rendre plus supportables. Loups, ogres et monstres vont effectivement donner symboliquement forme aux peurs enfouies.

L’album ne va pas faire peur en tant que tel mais il va faire comme un écran sur lequel viennent se projeter, se mettre en forme les peurs de l’enfant. Cela va lui permettre non pas d’en finir avec les peurs mais de commencer à les externaliser, à mieux les comprendre, à les apprivoiser.

Nous étions une douzaine autour de tous ces livres ! Nous avons lu avec grand plaisir des histoires de peurs : toutes sortes de peur ! Peur de la séparation, peur du noir, de la nuit ; cauchemars ; monstres; fantômes ; loups ; peur de soi ; peur de l’autre, de l’inconnu…

Autour d’un café, nous avons réfléchi ensemble à ces différentes manières d’approcher la peur… Comment ces albums peuvent-ils enrichir notre pratique gestaltiste pour accompagner les enfants mais aussi … les adultes… Les échanges d’expérience, les questionnements ont été riches et la douceur du soleil nous a permis de déjeuner dans le jardin.

Chacun repart avec une bibliographie, avec l’envie d’acheter quelques uns de ces livres… et pourquoi pas, de commencer à les lire en séance, à les prêter aux patients…

Une belle matinée… qui a suscité l’envie de prolonger cette réflexion dans quelques mois.

Marie – Anne Gravouille
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