Compte-rendu “Débuter… transmettre” du 30 mai 2015

Lire le corps dans la pratique de la Gestalt-thérapie

Atelier animé par
Marie-Claire BOUVATTIER

Résumé

Parler de gestalt-thérapie c’est parler en termes d’organisme /environnement.
Quand je reçois un patient, je reçois un corps, une histoire vécue celle de cette personne-là devant moi.
Comment je lis le corps de celui qui est avec moi ?
Quel mode d’être au monde se déroule alors ?
Comment ce que je vois, ce que je ressens de cette personne, de ce corps qui est avec moi, là, maintenant, me permet de le comprendre et comment je mets cela au travail à partir de ce que je ressens ?

A partir d’une synthèse de nos propres sensations, du bébé jusqu’à l’âge de 3 ans et plus, nous allons évoquer des vignettes cliniques par lesquelles je vais mettre en corrélation ce qui se passe en séance avec un lien possible à une période de la vie où le ressenti corporel est resté bloqué sans être pris en humanité, en relation parlée en lien avec l’émotion ressentie… et où il a pu faire sidération et où le mode d’être au monde de ce patient est resté fixé.

Témoignage

En tant que participante, j’ai apprécié ce parcours temporel évoquant les différentes étapes du développement de l’enfant, étapes illustrées par des vignettes cliniques qui font le lien avec l’approche gestaltiste.

Marie-Claire nous invite dans un premier temps à ressentir les premières sensations du nourrisson au fur-et-à mesure de son développement : comment la peau (le toucher, la sensation de l’air sur la peau…) constitue le premier échange du tout petit avec son environnement, puis comment il rencontre le regard de la personne qui prend soin de lui et comment il se sent soutenu par ce regard, mais aussi corporellement (tête, dos). A travers différentes vignettes cliniques, Marie-Claire nous montre comment toutes ces expériences précoces vont marquer le mode d’être au monde du bébé, créant parfois un blocage qui trouvera sa résolution au contact du thérapeute qui « prête son corps », prêt à se laisser sentir, prêt à accueillir ce que le patient, qu’il soit nouveau-né ou devenu adulte, apporte en séance.

De la même manière, Marie-Claire nous fait traverser les autres étapes du développement en articulant données théoriques et vignettes cliniques, non sans émotion à l’évocation de certains souvenirs de séance.

Nous terminons la matinée par des questions et un échange de points de vue, avec, pour ma part, la sensation d’avoir été nourrie, mais aussi une petite frustration de devoir se quitter si vite. Heureusement, il y aura d’autres « Débuter…transmettre ».